Pourquoi un fanzine ?

Publié le 6 Mai 2014

Au temps d’internet, des blogs, des mails, des réseaux et de l’autoédition on peut se demander pourquoi nous nous battons encore pour réaliser un fanzine. Je ne peux pas répondre pour les autres membres de La bouteille à la mer, mais pour moi, Rémy, un des auteurs de cet objet littéraire non conventionnel, je peux vous dire pourquoi un fanzine.

Déjà, avant tout, c’est une évidence mais il faut le dire, le rappeler et le marteler : un fanzine est un objet physique. C’est un objet de résistance face à la dématérialisation de la culture. C’est important de construire des objets physiques, que l’on peut partager, distribuer, propager, garder, conserver, annoter et mettre bien en vue dans sa bibliothèque. J’aime les objets, j’aime le bricolage, j’aime la sensation d’être libre de faire moi-même les choses ; c’est le côté punk de la chose, le do it yourself. Écrire un fanzine, écrire dans un fanzine c’est aussi construire un fanzine, imprimer les textes, découper, distribuer, mettre sous pli. C’est ancrer ses mots dans le réel.

C’est aussi, un fanzine, comme semer des graines ou des plantes dans la nature et attendre que ça pousse, avec l’incertitude de la récolte. Les graines ce sont les mots dans les pages de La bouteille à la mer, la terre et le terreau ce sont le réel et le hasard des rencontres et des points de distribution. Et les fruits à récolter ce sont les rencontres, les participations, les émotions qui peuvent naître suite à la lecture du fanzine. C’est beau, c’est sauvage, c’est artisanal et c’est une bonne chose.

Et puis, pour moi, dans ma culture personnelle, le fanzine, c’est le virus qui propage la contre-culture. Les mouvements rock, punk ou les mouvements contre culturel comme la Movida en Espagne sont nés et ont grandi avec les fanzines qui construisaient autour de ces mouvements l’appareil critique permettant de les cerner. Comme un enfant encore naïf, je rêve d’assister au réveil d’une contre-culture, je rêve de participer à la naissance d’un tel mouvement. Et La bouteille à la mer, c’est cet OVNI littéraire qui me donne la sensation de participer à la naissance de quelque chose.

Nous sommes libres, nos plumes sont libres, il naîtra quelque chose de cette bouteille, j’en suis sûr et c’est pour cela que j’aime cet objet.

La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais
La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais
La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais
La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais
La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais
La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais
La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais

La bouteille à la mer appartient à une grande tradition littéraire et artistique ; le fanzine est vieux, le fanzine est jeune, le fanzine ne meurt jamais

Rédigé par Rémy

Publié dans #Fanzine, #La vie de la bouteille, #écrire, #DIY, #Punk, #art, #actualité

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